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Le Musée d'archéologie de Varna
Dès le XIXe siècle, des fouilles archéologiques sont entreprises en Bulgarie, ramenant au jour les témoins matériels de 100 000 ans de présence humaine. Survol.
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Une préhistoire fascinante
Le Musée de Varna possède l'une des plus belles collections européennes d'outils de silex datant du Paléolithique (Âge de pierre) et, plus particulièrement encore, du Mésolithique, période qui vit l'invention de l'arc. Quant à sa collection d'artefacts de l'Âge du cuivre, elle est sans équivalent au monde.
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Un glorieux Âge du cuivre
Le premier or du monde
Il y a environ 4600 ans avant notre ère, une mystérieuse civilisation s'installe sur les rives de lacs voisins de la mer Noire tout près de l'actuelle ville de Varna. Cette culture de Varna connaîtra un développement culturel et technologique sans précédent pour l'époque. Ce sont d'abord d'admirables poteries, des idoles en os et en pierre, et des outils de cuivre qui en révèlent l'existence.
Puis, une découverte fortuite, si stupéfiante que son annonce fera le tour du monde. À quelques kilomètres de Varna, se trouve une nécropole (cimetière) contenant les objets d'or les plus anciens jamais découverts à ce jour. Entre 4600 et 4200 ans avant notre ère, bien avant la Mésopotamie ou l'Égypte des pyramides, l'orfèvrerie a débuté sur les rives de la mer Noire, dans la Bulgarie actuelle.
L'étude des quelque 300 sépultures de la nécropole de Varna I démontre, à l'Âge du cuivre, l'existence d'une société fortement hiérarchisée. Les plus riches tombes renferment des diadèmes et des sceptres en or, des haches et pointes de javelot à fort poids de cuivre, des parures raffinées, des céramiques finement décorées. De très nombreuses parures en coquillages témoignent aussi de l'existence d'échanges avec le Sud, puisque les mollusques en question vivaient alors en Méditerranée.
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Des rites funéraires complexes
Les rites funéraires sont élaborés : squelettes allongés sur le dos (tombes généralement masculines), squelettes en position fœtale (tombes généralement féminines), et même, tombes sans squelette. Particulièrement riches, ces tombes symboliques ou cénotaphes contiennent des objets en or et en cuivre. Trois d'entre elles, autre rite exceptionnel, renferment un masque d'argile de taille humaine, enfoui à l'endroit où la tête aurait dû se trouver. Un mémorial à un individu décédé au loin ? Un culte des ancêtres ?
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Aux Âges du bronze et du fer
Les Thraces, peuple deux fois millénaire
Le plus ancien peuple bulgare dont l'histoire ait noté le nom est celui des Thraces, qui y vécurent au moins du XIIIe siècle avant notre ère jusqu'au VIIe siècle, alors qu'ils se fondirent dans le jeune État bulgare. Peuple cavalier et belliqueux, les Thraces comptent de fabuleux artistes et orfèvres autant que de brillants ingénieurs et politiciens certains sont même empereurs. Le paysage a gardé de leur passage des milliers de tumuli, sous lesquels étaient enterrés leurs morts.
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Au VIe siècle avant notre ère
La fondation d'Odessos par les Grecs
Lors de la grande colonisation qui propage la civilisation grecque sur la plupart des rivages antiques, des hommes partis de la cité-état de Milet, en Asie Mineure, fondent en terre thrace, sur le site de l'actuel Varna, la cité d'Odessos nom d'origine beaucoup plus ancienne, qui signifierait Site près de l'eau.
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Au 1er siècle de notre ère
Les Romains conquérants
L'Empire romain étendant son emprise jusque sur les rives de la mer Noire, Odessos est incluse en l'an 15 dans la province romaine de Mésie, située juste au-dessus de celle de la Thrace. Les conquérants dotent la cité de nouvelles fortifications et érigent de superbes thermes (bains publics), les quatrièmes en importance dans l'Empire.
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Dès le IVe siècle
Les débuts du christianisme... à la Constantin
En l'an 313, l'empereur romain Constantin le Grand se convertit au christianisme, lequel devient la religion de l'Empire. Les premiers Bulgares résisteront toutefois fortement à l'abandon de leurs dieux païens : le roi Boris 1er n'acceptera le baptême qu'au IXe siècle.
Devenu ingouvernable, l'Empire est divisé en l'an 395 entre Occident et Orient cet Empire byzantin devenant la nouvelle puissance, dirigée depuis Constantinople.
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Au VIIe siècle de notre ère
Le Premier Royaume bulgare
... suivi de la Règle byzantine et du Second Royaume bulgare
En l'an 681, alors que les Slaves sont déjà installés à l'ouest de la mer Noire, de nouveaux arrivants, que les historiens appelleront les Proto-Bulgares, franchissent le Danube et fondent l'État bulgare. Le jeune pays subit alors de nombreuses invasions, tantôt sanglantes, tantôt pacifiques.
Constantinople reconnaît rapidement ce Premier Royaume bulgare, sans pour autant renoncer à sa prétention de gouvernance : en 1018, la Bulgarie est de nouveau soumise à la règle byzantine. Un Second Royaume bulgare rendra son autonomie au pays de 1186 à 1396, alors que les Turcs prendront le contrôle du territoire pour plus de 450 ans.
Quelque 60 000 témoins matériels de cette fabuleuse histoire subsistent aujourd'hui au Musée de Varna.
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© Tous droits réservés, Pointe-à-Callière, Musée d'archéologie et d'histoire de Montréal. |
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